vendredi 18 avril 2008

L’ère nouvelle



Une ère nouvelle règne un jour sur le monde
L’Homme a cessé d’être son propre bourreau
Quelque chose a changé dans son cerveau
Où les neurones obéissent à un nouveau code

Ce n’était pas un alchimique projet

Mais surement un traitement radical
Qui a remis en cause toute la génétique
Par quelques savants de bonne éthique
Qui s’appliquaient à extraire le mal

L’expérience fut un grand succès

Aliénés et dictateurs ne voient plus le jour
Leurs mères en fausse couche les expulsent
Sans remord en adoptant le processus
Pour que l’humanité se débarrasse des horreurs

Les machiavéliques exigèrent un procès

Comment faire de l’Homme un ange
En manipulant la création
Qu’adviendra-t-il de notre raison
Si cette besogne se prolonge

Le tribunal leurs demanda d’expliquer

On se retrouve privés de nos droits ancestraux
Qui va-t-on maintenant conquérir avilir et torturer
De nos guerres si dévastatrices on veut nous priver
Justice nous demandons le retour au statu quo

Les juges génération nouvelle ont délibéré

Votre cause désastreuse n’est pas belle
Le retour à l’injustice le crime et la guerre
Nos néo cerveaux ne peuvent plus le faire
Non-lieu messieurs sentence sans appel


M. Guessous
Casablanca le 09-10-07

mardi 8 avril 2008

Sebta et Mellilia





Enclaves sont qualifiées de part les nordiques
Rattachées au pays de leurs amis ibériques
Cités usurpées comme il convient de dire
Parties d’un corps qui n’est pas à définir
Aux contours clairs par l’histoire tracés
Qu’aucune razzia ne peut effacer

Sebta et Mellilia les sœurs enchaînées
Depuis leur geôle arrivent à se concerter
Se confient aux vagues leur messager
Scrutent l’azur respirent la méditerranée
Restent attachées malgré les barbelés
A la mère patrie qui ne peut les oublier

Sebta et Melilla attendent la délivrance
Pour révéler toute leur magnificence
Sentinelles avancées de la porte de l'océan
Témoins de la lutte d'Héraclès et d'Antée le géant
Se disputant les jardins des Hespérides
Qui cachent les secrets de l'Atlantide

Sebta et Mellilia ne furent pas impressionnées
Bien qu'importunées d'une visite inopinée
D'un conquistador qui vint pour les narguer
En donquichotte défendre un empire supposé
Le colonialisme croit-on est terminé
Une nostalgie récente tend à le perpétuer

Sebta et Mellilia ne cèdent pas à la soumission
Gardent toute leur mémoire sans perdition
Avec leurs profondes racines Africaines
Elles s'ancrent à jamais dans la terre marocaine
L'occupation les murs et les barbelés
La liberté sait toujours les balayer

Le Chergui peut souffler très fort
Sebta et Méllilia restent au bon port

M.Guessous
Casablanca le 16-11-07